À l'occasion de la nouvelle année et pour vous remercier de nous suivre depuis tout ce temps, nous aimerions vous offrir une visite dans les coulisses de la fabrication de Iâhmès et la Grande Dévoreuse. Ce making of a été réalisé par le talentueux Mathurin que nous remercions tout particulièrement pour ce beau travail ! Cela nous fait chaud au cœur de nous rappeler ces bons souvenirs passés avec la fabuleuse équipe qui a travaillé avec nous.
Nous espérons que ce film vous plaira !
Quelques mots écrit par Mathurin Audouin à propos de son documentaire :
"Lorsque l'on regarde un film d'animation, il est difficile d'imaginer
les moyens humains et les enjeux techniques qui ont rythmé la
production. Iâhmès et la Grande Dévoreuse et sa technique si particulière de "collagraphie" n'échappe malheureusement pas à cette règle.
Avant de penser à réaliser un making of sur ce court métrage, l'idée
était de capter quelques images pour montrer la technique de Marine sur
le blog "carnet de route" du film. Puis, de fil en aiguille, l'ambition a
été de montrer la production de "Iâhmès" au plus près de l'équipe, sous
la forme d'un making of plus intimiste que les standards inhérents à ce
format.
Le tournage des images a duré six mois afin de montrer toutes les étapes
du film (fabrication des images, enregistrement voix, tournage,
bruitage, enregistrement de la musique, montage et mixage son) pour un total de 650 Go de
rushs... Cela a nécessite un travail de dérushage et de montage
titanesque mené par Anne De Chacaton sur une durée de 4 mois. Le making of dure 30 minutes, pour raconter une aventure qui a
duré quatre ans."
Ce début d'année est l'occasion d'un petit bilan; Iâhmès a commencé sa vie en festival, un peu partout sur le globe et récemment en France. Il fait également partie de la sélection officielle des César 2017 et nous attendons avec impatience la fin du mois de janvier pour savoir s'il sera dans les 4 finalistes !
Nous espérons que 2017 sonnera aussi l'heure de sa première diffusion télévisée dans l'émission Histoires Courtes sur France 2 ! Si vous ne l'aviez pas déjà bien compris lors de la production du film, l'animation est bien une affaire de patience ;-)
Belle année 2017 !
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4 janvier 2017
14 mars 2016
Séance de bruitage
Fin janvier nous avions rendez-vous à Aubervilliers à l'auditorium d'enregistrement Yellow Cab.
L'auditorium est immense, plusieurs types de sols au centre de la pièces se succèdent (planchers, carrelages, linos) des fausses portes, des serrures, des fenêtres factices, des portières de voitures sont fixées aux murs. Il y a même une fausse cuisine, un bac à sable, des plantes, un bassin d'eau...
À notre arrivée, Daniel Gries -bruiteur de profession- a déjà déchargé sa camionnettes; des dizaines de valises pleines de bric-à-brac, des mallettes de toutes les formes et des objets de toutes les couleurs. Bref des trésors sonores à regarder... avec les oreilles. Car vous n'avez pas idée de tout ce que l'on peut produire comme son avec un plat de cuisson genre tajine ou une natte en paille.
Le film est projeté sur grand écran. Défile les mesures sous l'image; de précieux repères pour caler les bruitages.
Habillé de sa tenue insonore (tel un yoghi), Daniel regarde, cherche, tend l'oreille pour trouver LE son de chaussure qui sonne bien, LE tissus qui frotte en douceur, LE sol qui résonne chaleureusement. Aussi, pour bruiter un bateau à l'écran il plonge des tongs dans l'eau, pour donner vie aux oiseaux il secoue des taies d'oreillers, des parapluies, des soutiens-gorges. Pour bruiter la dévoreuse, quoi de mieux qu'une paires de gants de boxes sur un canapé, ou quelques bobines de bandes magnétiques secouées ? Il faut trouver le bon objet dans la bonne valise à la manière d'une Marie Poppins, et dans un temps très court ! Nous n'avons qu'une journée pour tout bruiter.
L'ingénieur son Matthieu Langlet qui s'occupe de l'enregistrement est à la tête d'une console gigantesque. Il peut moduler la sonorité de la pièce, donner plus ou moins de résonance en activant la mise en place de rideaux ou de panneaux résonnants en quelques clics.
Ainsi nous avons pu rendre avec précision la sonorité des lieux du film. L'ambiance tamisée de auditorium confère à cette recherche une sorte de... sérénité.
Om Shanti à tous !
L'auditorium est immense, plusieurs types de sols au centre de la pièces se succèdent (planchers, carrelages, linos) des fausses portes, des serrures, des fenêtres factices, des portières de voitures sont fixées aux murs. Il y a même une fausse cuisine, un bac à sable, des plantes, un bassin d'eau...
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| Auditorium de bruitages Yellow Cab |
À notre arrivée, Daniel Gries -bruiteur de profession- a déjà déchargé sa camionnettes; des dizaines de valises pleines de bric-à-brac, des mallettes de toutes les formes et des objets de toutes les couleurs. Bref des trésors sonores à regarder... avec les oreilles. Car vous n'avez pas idée de tout ce que l'on peut produire comme son avec un plat de cuisson genre tajine ou une natte en paille.
Le film est projeté sur grand écran. Défile les mesures sous l'image; de précieux repères pour caler les bruitages.
Habillé de sa tenue insonore (tel un yoghi), Daniel regarde, cherche, tend l'oreille pour trouver LE son de chaussure qui sonne bien, LE tissus qui frotte en douceur, LE sol qui résonne chaleureusement. Aussi, pour bruiter un bateau à l'écran il plonge des tongs dans l'eau, pour donner vie aux oiseaux il secoue des taies d'oreillers, des parapluies, des soutiens-gorges. Pour bruiter la dévoreuse, quoi de mieux qu'une paires de gants de boxes sur un canapé, ou quelques bobines de bandes magnétiques secouées ? Il faut trouver le bon objet dans la bonne valise à la manière d'une Marie Poppins, et dans un temps très court ! Nous n'avons qu'une journée pour tout bruiter.
L'ingénieur son Matthieu Langlet qui s'occupe de l'enregistrement est à la tête d'une console gigantesque. Il peut moduler la sonorité de la pièce, donner plus ou moins de résonance en activant la mise en place de rideaux ou de panneaux résonnants en quelques clics.
Ainsi nous avons pu rendre avec précision la sonorité des lieux du film. L'ambiance tamisée de auditorium confère à cette recherche une sorte de... sérénité.
Om Shanti à tous !
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