28 avril 2015

"Bientôt" à la télé

Notre court métrage est soutenu par France Télévisions !
Il sera programmé sur France 2 dans l'émission Histoires Courtes grâce à Christophe Taudière, chargé des programmes courts.
C'est une troisième collaboration avec notre producteur, Xbofilms, après le court métrage Lettre de Femmes réalisé par Augusto Zanovello et C.O.D. et le coquelicot réalisé par Jeanne Paturle et Cécile Rousset.

Le film Moi j'attends réalisé par Claire l'an dernier, adapté du livre éponyme écrit par Davide Cali et illustré par Serge Bloch, a lui aussi été soutenu par France télé et diffusé sur les ondes de l'émission Histoire Courtes.

Iâhmès sera donc sur les écrans de la télévision hertzienne en 2016 !

En attendant, devenez adeptes ! Tous les dimanche à minuit vous pouvez profiter d'une belle sélection de courts métrages : http://www.france2.fr/emissions/histoires-courtes

Et pour (re)voir Moi j'attends, c'est ici :  http://www.dailymotion.com/video/x1ys334_moi-j-attends-court-metrage-d-animation_tv

2 avril 2015

Impressions

Les plaques de la première séquence du film sont terminées. On passe à l'impression des décors, sortez le savon de Marseille !

En raison de la taille importante de certains décors, Marine imprime sur une grande presse de gravure, en proche banlieue Lyonnaise, à Villeurbanne : l'atelier Vermillon.
C'est ici l'occasion de remercier les gens bienveillants qui nous ont aidés à trouver des ateliers de gravures ouverts à tous types de projets loufoques sur Lyon, Laurent G., Gilbert H., Matthieu F., etc.

L'atelier Vermillon avant d'être un atelier de gravure est un collectif de jeunes illustrateurs lyonnais, dynamiques et accueillants que Marine a rencontré suite à une intervention donnée à l'école Émile Cohl.

Voici comment l'encrage se déroule :





Les plaques de Marine s'impriment très classiquement, avec de l'encre de gravure, de la tarlatane, des journaux pour décharger l'encre et des mains (sales). Le principe est simple : faire pénétrer l'encre dans les creux et les dénivelés.






On dépose la plaque encrée sur la presse (imaginez une grosse machine à lasagnes), puis une feuille de papier humide dessus, enfin on rabat le lange de protection par dessus et on fait tourner la machine qui écrase tout ça.




On obtient un tirage, qu'on nommera aussi une estampe.
L'estampe sèche pendant quelques jours.

Et on recommence pour chaque image...

Toutes les images, des décors aux personnages du film, vont être réalisées de cette manière. Donc en plus du temps de fabrication des plaques, il faut compter le temps d'impression, ce qui n'est pas rien.

Vous savez tout !




19 mars 2015

Début de fabrication

Marine a commencé la fabrication des décors du film depuis le mois dernier.

Sa technique est un peu particulière, elle fait des assemblages et superpositions d'adhésifs sur des plaques rigides, sorte de plexiglas, de manière à obtenir un dessin en relief. Le relief ainsi obtenu est très léger, les différentes épaisseurs font quelques dixièmes de millimètre de hauteur seulement. Les plaques de plexiglas sont ensuite encrées et imprimées sous presse à la manière des gravures en taille-douce. C'est le principe de la "collagraphie", une technique d'impression de collage qui n'est pas à proprement parler de la gravure car le support plastique n'est pas buriné.

L'utilisation de cette technique, que Marine se réapproprie largement, appartient quand même au domaine de l'estampe.



Ici une belle collection d'adhésifs.

Outils assez invasifs, Marine en retrouve des morceaux régulièrement
dans son assiette, ses cheveux, ses fringues...

Une plaque scotchée vue en transparence.

Avec ces plaques, on peut également faire des ombres chinoises !
 
Bientôt le résultat imprimé à l'atelier !

25 février 2015

Une semaine à Lyon

Février 2015 : lancement de la production du film. Nous entrons dans la phase de fabrication.
Avant de commencer les images, nous nous retrouvons pour une semaine de travail en commun. Rendez-vous à Lyon, chez Marine. Au menu : état des lieux de l'animatique, dépouillement, planning, lancement du "layout" et skype avec notre producteur (en or). L'idée est d'évaluer pour chaque séquence plan par plan le travail à faire; du dessin à l'impression des plaques.

Après trois jours de travail sur un tableau gigantesque qui recense la moitié des plans du film et les différents éléments qui constituent ces plans (décors, personnages et accessoires) nous déterminons le planning de Marine pour qu'elle réalise les images. Pour le moment, nous partons sur la fabrication des décors d'un peu plus de la moitié du film. Nous ferons une deuxième session en mai pour les personnages et le reste des décors.

À droite sur l'image, notre tableau dit de "dépouillement"
certes, peu intéressant mais tellement important !
On imprime les plans de l'animatique à une échelle de travail
qui convient pour la fabrication des images.
Décors de la séquence 8
Un layout un peu moins propre...

Marine est en pleine forme ! Enfin l'heure de prendre nos crayons, la matière commence à remuer.

Grosso modo, le layout c'est le dessin préparatoire qui sert à fabriquer tous les éléments d'un même plan. En s'appuyant sur des recherches visuelles, sur le design des personnages et le design d'espace fait par Marine, on dessine pour chaque plan le décor, les personnages à l'échelle, les attitudes spéciales (si besoin) etc. On prévoit aussi les éléments à fabriquer séparément comme les accessoires ou les premiers plans pour pouvoir les placer plus librement au moment de l'animation.

Règles et équerres en poche (ok sur certaines images la règle n'était pas trèèès droite), Marine commence par travailler la séquence la plus dure pour se faire la main; réaliser une ville labyrinthique qui représente trente-cinq plans du film ! Un mois et une semaine de travail sont prévus pour ce faire... sans repos, adios week-ends !

11 février 2015

La Dévoreuse


La Grande Dévoreuse est difficile à designer avec ses proportions monstrueuses. Si on s'en tient aux descriptions qu'en fait le Livre des Morts, la mangeuse d'âmes a un arrière-train d’hippopotame, une tête de crocodile et des pattes avant de lion. Le monstre ainsi dessiné est effrayant, mais si on l'imagine animé, avec ses pattes arrières trop petites et celles de devant trop longues, ce corps en forme de triangle, elle serait grotesque, un peu comme un dahu...

Comment ne pas la rendre "bouffonne" malgré son énorme séant ? On a cherché un monstre magique, élégant et terrifiant, vu le rôle important qu'il tient dans le court métrage (non nous ne dévoilons rien de plus pour le moment.)

Marine accumule les recherches au Louvre, au British Museum, au Ägyptisches Museum, et les amis égypto s'en mêlent. C'est l'heure de faire des choix, il faut se tenir à un seul design et ne pas le modifier en cours de route.



31 janvier 2015

Mise en scène

L'une des étapes les plus importantes d'un film d'animation; la mise en scène, est réalisée dans l'ombre sous forme de storyboard et d'animatique. Il s'agit de définir les actions et les plans du film. Après un prédécoupage que nous réalisons ensemble, Claire travaille sur l'animatique.

L'animatique est montage vidéo du storyboard en plus détaillé : toutes les actions des personnages y figurent, les mouvements de caméra, les dialogues, certaines ambiances sonores nécessaires pour définir le rythme du film. Ainsi nous avons une vision de l'ensemble.
Si la première version est très proche du scénario, elle évolue rapidement.

Tout en conservant la trame de l'histoire, Claire modifie les actions des scènes afin d'être au plus proche de l'esprit et des ambiances écrites. La forme des scènes varie jusqu'à trouver une version qui transcrit le personnage de Iâhmès et son évolution telle que nous l'avions imaginé.

Un des multiples montages de l'animatique est réalisé avec le monteur Santi Minasi. Il nous apporte une vision fraîche et extérieure au projet !


8 juillet 2013

Extrait d'une minute

Juin 2013, nous sommes à la Ménagerie en compagnie de Cécile Milazzo, notre animatrice préférée.
C'est le moment d'éprouver sur un extrait précis notre technique d'animation : le papier découpé.
Les décors et les personnages sont imprimés sur papiers transparents puis répartis sur les différents niveaux d'un banc-titre rétroéclairé pour rendre un effet de profondeur.

C'est la lisibilité de l'image qui donne le plus de difficultés. Nous devons apprendre à la gérer. Il faut trouver des astuces rendre plus ou moins transparent les personnages, faire ressortir des éléments clairs au-dessus d'éléments sombres, cacher les articulations des pantins, etc.
Nous mettons au point une animation au feutre pour les yeux et la bouche des personnages afin de rendre l’ensemble plus vivant et expressif.

Cécile nous impressionne par le talent avec lequel elle anime, et la patience qu'elle conserve tout du long même dans cette technique éprouvante ! Vous pouvez d’ailleurs en découvrir plus sur son beau travail à l'adresse suivante : http://cargocollective.com/cecilemilazzo


Préparation des décors sur transparents
Mise en place des éléments sur le banc-titre
Cécile en train d'animer

Et l'extrait :